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Lors du Conseil Municipal du 20 juillet, le vote sur la programmation des spectacles et la grille tarifaire pour la saison 2011/2012 a été effectué.

A la question d’un élu sur l’augmentation de 1 € de l’un des tarifs proposés, la réponse de l’adjointe en charge de la culture ne fut pas des plus convaincantes.

Depuis plusieurs années, on peut se poser la question de savoir si la dénomination de « centre culturel » définit au mieux l’édifice qui accueille les diverses manifestations proposées. Celle de « salle de spectacles » semblerait plus appropriée en l’occurrence.

La commune voisine de Marcheprime a su tirer profit dès le départ de son complexe culturel en lui donnant la capacité de devenir une scène conventionnée et ainsi de pouvoir offrir des spectacles éclectiques, tournés vers toutes les générations et surtout abordables au niveau tarifaire.

 

On ne peut pas soutenir des associations qui œuvrent pour la réinsertion ou contre l’illettrisme, et en même temps laisser ces personnes sans possibilité d’accès digne à la culture. Il serait en effet possible, si un vrai projet culturel se mettait en place à Biganos, par le biais d’ateliers avec des professionnels du spectacle, de permettre à ces personnes de se familiariser avec un monde qui est ouvert aux autres et peut les aider dans leur travail d’insertion.

On parle souvent de politique culturelle, et bien je trouve que le mot politique est toujours de trop.

La culture est un espace de liberté, d’épanouissement et d’ouverture d’esprit sur le monde qui nous entoure. Elle devrait pouvoir être accessible à tous sans distinction.

* Gao Xingjian (Peintre, écrivain et metteur en scène chinois (1940- ). Il est considéré comme pionnier des arts et de la littérature d’avant-garde de son pays. Réfugié politique en France depuis le massacre de Tienanmen, en juin 1989).

Sophie BANOS

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Je ne sais si c’est le temps plus que maussade malgré la saison, mais une partie des délibérations à l’ordre du jour de la séance du Conseil Municipal du mercredi 20 juillet portait sur l’eau.

Comme vous avez sûrement pu le lire à plusieurs reprises sur notre blog, le contrat liant la commune à son délégataire de service public se termine au 31 décembre 2011. Au-delà de cette date, un choix devra être fait quant au nouveau prestataire ou au retour en régie de notre service en eau potable.

D’après les informations connues, une commission a été mise en place afin que ce choix puisse se faire en toute transparence.

Une décision du Conseil Constitutionnel en date du 8 juillet 2011 vient, si l’on peut dire, apporter de l’eau au moulin de cette commission.

En effet, au cours des années 90, le Conseil Général des Landes avait choisi de majorer de 5 % les subventions aux communes en régie pour leurs travaux sur leur réseau d’eau et d’assainissement et minorait de 5 % les aides pour les communes en affermage. Tout d’abord autorisée en 2003 par le Conseil d’Etat, cette modulation avait été interdite suite à un amendement d’un sénateur lors du vote de la loi sur l’eau en 2006.

Le Conseil Constitutionnel a décidé que l’article du Code Général des Collectivités Territoriales qui invalidait cette possibilité « restreignait la libre administration des collectivités territoriales, en l’espèce des départements ».

Notre édile, étant sans cesse à la recherche du moindre denier afin de remplir les caisses de notre commune, serait bien intentionné de réfléchir avant de prendre une décision qui pourrait à l’avenir amener peut-être l’ensemble des départements –et notamment celui de la Gironde très attaché au service public- à suivre cette décision.

Sophie BANOS

BUDGET 2011

L’année 2010 a vu se mettre en place un régime transitoire lié à la suppression de la taxe professionnelle et conduisant à une certaine prudence dans l’établissement de l’ensemble des budgets communaux.

Cette foisci, la loi de finance 2010, validée par le conseil constitutionnel, supprime définitivement la taxe professionnelle. Aussi, la construction du budget 2011 a été établie avec des données plus concrètes rendant moins aléatoire les prévisions de ressources fiscales.

A Biganos, malgré les difficultés financières de notre commune et l’interdiction toujours en vigueur d’emprunter, le budget 2010 s’est traduit par un résultat très positif (environ 2 250 000 €) et cela est bien.

Mais, n’oublions pas que les Boïens sont passés à la caisse en 2008 (pour environ 600 000 € de plus chaque année), en 2009 (environ 150 000 € de plus chaque année) et qu’il est difficile de ne pas faire le lien entre le résultat dégagé sur l’exercice 2010 et ces recettes supplémentaires.

Nous aurions pu penser que la construction du budget 2011 puisse se faire sans augmentation des taux car le résultat 2010 se verra reporté sur cet exercice.

Pas du tout, car une nouvelle augmentation (+ 1, 75 %) a été adoptée. L’effort des Boïens, cette année encore, sera globalement environ 4 % car les bases de calcul vont, elles aussi, augmenter de 2 %.

C’est vrai qu’il est toujours facile de critiquer un budget et je concède que l’établir reste un exercice d’équilibriste : il n’en est pas moins vrai qu’il doit être établi au plus juste en ayant en tête qu’il faut restituer aux Boïens ce qui leur a été demandé.

En rentrant un peu plus en détail dans le budget 2011 de notre commune, il est important de souligner deux points :

– Tout d’abord,  le désengagement de l’Etat marqué par l’ amputation de notre dotation de fonctionnement d’environ 400 000 € laissant supporter le poids de ce retrait par le seul contribuable.

– Ensuite l’inscription en investissement  du coût de la construction de la Halle, promesse de campagne de Mr Lafon.

En effet, si cette halle (environ 500 000 €), n’était pas inscrite, l’augmentation des taxes n’aurait pas lieu de s’appliquer.

Lorsqu’une commune est à la limite de la mise sous tutelle, il serait infiniment souhaitable que ses responsables s’interrogent sur le bien fondé des projets, d’autant qu’il existe de nombreuses questions en suspens :

– L’association des commerçants, qui n’existait pas au moment de cette promesse de campagne, s’est-elle prononcée en sa faveur ?

– Est-elle en accord avec l’emplacement ?

– A-t-on réglé le problème du stationnement des voitures lors de la sortie des écoles ?

– Quelle va être l’utilité réelle, dans la période présente, de cette halle, et n’aurait-il pas été plus raisonnable de passer d’abord par l’étape de la création d’un marché de plein air qui fonctionne, comme dans les communes voisines et pour lequel nous avons payé une étude d’environ 13 000 € ?

J’aurais préféré que la ligne directrice s’inscrive dans une poursuite de désendettement afin de retrouver des marges de manœuvre, même si cela doit prendre une mandature et repousser la création de la halle à la prochaine.

En conclusion, je crois qu’il faut savoir renoncer à des projets de campagne, surtout lorsque ces projets ont été établis sans connaître réellement la situation financière de la commune.

Renoncer ne doit pas être considéré comme un échec, mais plutôt comme une prise de responsabilité.

Et là je dis attention ! Ne retombons pas dans les travers de la précédente mandature : réalisation de projets à tout prix car une fois encore, ce seront les Boïens qui paieront.

 Laurent BRUGNET

A NOS LECTEURS

 

Aprés une pause due aux élections cantonales pour lesquelles tout un chacun a effectué son choix en conscience, nous reprenons notre série d’article du blog de BOÏOS en publiant, avec son accord, un commentaire que Monsieur Joël Galineau nous a fait parvenir sur notre boîte e-mail (boios.biganos@gmail.com).

Nous en profitons pour remercier ici celles et ceux qui font vivre notre blog : c’est en participant ainsi au dialogue républicain que nous contribuerons, vous et nous, à intéresser les Boïens à la vie publique, et à vaincre ce mal endémique de notre société qu’ est l’ abstention électorale.

 

L’ équipe de BOÏOS

 

TEXTE DE MONSIEUR GALINEAU

Bonjour,

Habitant de Biganos depuis 1993, vous me donnez l’occasion de m’exprimer.

Votre bulletin d’informations du 01/2011 nous rappelle, sur un certain nombre de points, la conjoncture économique et sociale actuelle, à savoir :

  • Les sacrifices que chaque citoyen, dans sa majorité doit effectuer, chaque jour, compte tenu des salaires à minima ;

  • Les problèmes de logement, compte tenu de la spéculation sur l’immobilier, le manque de logements sociaux et le prix exorbitant qui est pratiqué par rapport aux salaires;

  • La défaillance de l’état, de ses relais régionaux, départementaux, qui, au nom de « la dette », de l’Union Européenne, sacrifie des centaines de milliers d’emplois pour « la nécessaire réduction des déficits publiques » !

  • Le renouvèlement du contrat, en eau potable, qui a été signé par Monsieur le Maire de Biganos, avec un fournisseur privé, pour une durée de 15 ans. Il aurait pu, et aurait dû, s’il était pour les services publics, pour un prix stabilisé et plus bas de l’eau, créer une régie municipale.  Remunicipaliser le service de l’eau en créant, dans un premier temps, une société publique locale (SPL) était possible. Il ne l’a pas fait !

Les attaques nombreuses, portées contre chaque citoyen, mettent en cause, non seulement l’aspect « démocratique » de la Veme République, de ses institutions, mais aussi des droits, à la santé, à l’instruction laïque et de qualité, à la Sécurité Sociale, à la vie communale qui sera détruite par la réforme territoriale etc.

Beaucoup de défis nous attendent, dans tous les domaines, la seule réponse est la prise en compte des besoins du peuple. Les citoyens doivent-être représentés par des élus ayant, pour seul mandat, son respect et la représentation de ses demandes.

Répondre par une action publique, au service de chaque citoyen, est la seule voie que nous devons suivre.

Fraternellement

 

Joël Galineau

50 rue Gambetta

33 380 Biganos

CA COULE DE SOURCE

Dans l’un de nos articles du blog, paru également dans notre dernier journal BOÏOS 4 (page 3), nous avions abordé le thème de l’eau et de son environnement afin de montrer la nécessité de préserver cette ressource essentielle à la vie des hommes.

L’eau n’est pas une marchandise comme les autres. D’un point de vue économique, c’est un bien rare, qui nécessite des choix politiques guidés par une certaine éthique.

Aussi, les problématiques de gestion par le service public ou de participation du secteur privé préoccupent beaucoup de collectivités qui souhaitent mieux évaluer et contrôler l’efficacité de telles opérations de cofinancement et de délégation (mise en régie ou affermage du service d’eau et d’assainissement, etc.).

Aujourd’hui, le contrat de délégation du service public d’eau potable de la ville de Biganos arrive à échéance en fin d’année. Nous allons devoir renégocier notre contrat d’affermage et à l’évidence, cela doit être le moment de mener une réflexion quant aux modes d’exploitation à appliquer, tant ils auront un impact sur la facture d’eau de tous les Boïens.

En effet, l’eau, les travaux et la gestion des réseaux d’assainissement sont des sources de profit considérables pour les entreprises privées et la question se pose,  de l’orientation vers la mise en place d’une régie publique ou d’une délégation de service public (DSP) vers des opérateurs tels que la Lyonnaise des eaux, Véolia ou bien d’autres.

Or, il s’avère aujourd’hui, selon les propres déclarations du maire et de son équipe, lors du dernier Conseil Municipal , que nous nous acheminons vers une délégation de service public (Lyonnaise comme précédemment ? Véolia ?) pour une période de 12 ans. L’ordre du jour du Conseil Municipal de ce jeudi prévoit d’ailleurs en son point 2 l’élection des membres de la commission d’ouverture des plis !

Je regrette vraiment que les règles soient ainsi, et avant tout débat, déjà établies, tant il aurait été intéressant, avant de s’enfermer sur une période aussi longue et de faire le choix d’une DSP à un opérateur privé, de mettre en place une étude comparative avec une mise en régie directe, peut être même en envisageant un déplacement sur l’échelon intercommunal, sur les points suivants :

  1. Les risques d’exploitation et de performance

  2. La facturation et la gestion clientèle

  3. La réversibilité des modes de gestion

  4. La stabilité et la maîtrise des prix

5.  La facturation et la gestion clientèle

6. La réversibilité des modes de gestion

7. La stabilité et la maîtrise des prix

Une synthèse aurait pu être présentée, mise au débat public et déboucher sur une décision cohérente qui soit de l’intérêt général des Boïens.

A mon sens, au-delà même de l’éthique, le raisonnement et le chiffrage économiques sont des outils indispensables pour conduire et améliorer la gestion de l’eau d’une ville, et donc de Biganos. En leur absence, l’à-peu-près et l’arbitraire s’installent durablement au détriment des citoyens, et donc des Boïens.

Il n’est peut-être pas encore trop tard pour y réfléchir !

Laurent BRUGNET

MERCI

Sur les sept jours de la semaine dernière, notre blog a enregistré une moyenne de plus de 100 consultations quotidiennes !

Nous y voyons le signe d’ un intérêt croissant de votre part pour ce que nous écrivons, et donc un encouragement à poursuivre dans cette voie.

Ce blog est en train de devenir le vôtre : merci à vous toutes et à vous tous.

L’ équipe de BOÏOS

L’urbanisation d’une ville passe par la modification de son PLU et reste toujours un évènement majeur et un sujet épineux, tant il suscite la convoitise des promoteurs, génère des passe-droits mal perçus par les citoyens et débouche sur un bon nombre de situations délétères, faisant la chronique des faits divers.

Malgré tout, la transformation d’une ville reste nécessaire, ne serait-ce que pour s’adapter aux évolutions conjoncturelles et structurelles. Elle doit passer inévitablement par une réflexion de fond sur le sujet.

Qu’en est-il pour la commune de Biganos ?

Tout d’abord, il faut faire un petit retour en arrière en indiquant que la population Boïenne sur les dix dernières années a nettement augmenté (quasiment doublée) obligeant la commune à revoir son organisation territoriale.

Mais cet accueil s’est très souvent fait sur des zones d’implantation définies de manière inappropriée, faisant plus penser à des îlots de développement anarchiques, qu’à un schéma cohérent et réfléchi de notre domaine communal. Tout ceci a abouti à des difficultés de gestion de certains quartiers, à un sentiment d’abandon pour certains citoyens et à la mise en place d’une régulation des problématiques au coup par coup, synonyme de dépenses non maîtrisées.

Le nouveau PLU pour Biganos présenté lors d’une réunion publique (le 23 septembre dernier) a vu son lot de satisfactions et d’insatisfactions. Satisfaction sur la réduction des zones à urbaniser, sur la prévision de création de logements sociaux, mais insatisfaction sur le fonds ou, à l’issue de celle-ci, trois questions majeures auraient pu être posées :

– Dans quelle proportion raisonnable, la commune devra-t-elle accepter un gonflement de sa population et comment faire en sorte de le limiter ?

– Quelles seront les infrastructures qui devront évoluer dans les années à venir ?

– Quel sera l’impact financier pour les citoyens Boïens ?

Je pense qu’annoncer des chiffres, comme le nombre de logements(600), l’augmentation de la population(un peu plus de 1 000 personnes) et d’autres informations, demeure insuffisant dans l’analyse qu’il faut en faire. Ces annonces auraient dû être assorties d’une réflexion plus fine, afin de connaître la nature même de la future population accueillie (jeunes, moins jeunes, retraités, catégories sociales…). Ces éléments indispensables et cruciaux doivent permettre de préconfigurer les changements des infrastructures de la ville, qui ne seront pas les mêmes suivant la catégorie de la population arrivante.

Pour illustrer mes propos, prenons quelques exemples :

– Face à une arrivée de population jeune, les infrastructures scolaires suffiront-elles ? Doit-on prévoir de créer un nouveau groupe, agrandir l’existant, ne rien faire ?

– Les capacités d’accueil en crèche seront-elles suffisantes ? Doit-on inciter à créer une nouvelle crèche ? Sous quel statut ? À quel moment ?

Je pourrais multiplier les exemples sur toutes les tranches d’âge, mais je reste persuadé qu’appréhender ces choix d’avenir est d’autant plus important, qu’ils impacteront non seulement les finances locales, donc les impôts de chacun, mais surtout définiront le bien être des citoyens de la commune, au travers de services de qualité.

Force est de constater que tous ces enjeux mériteront d’être approfondis, et que, si nous n’y prenons pas garde, nous pourrions assister à un développement urbain identique à celui cité précédemment.

Notre ville  n’est-elle pas en droit d’attendre ce qu’elle mérite ?

Laurent BRUGNET